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Lors de la COP24, la jeune étudiante suédoise Greta Thunberg lançait un appel à la mobilisation étudiante en faveur du climat. Le mouvement a déjà pris forme en Belgique, Au Royaume-Uni, en Allemagne et la mobilisation s’étend dans le monde entier à l’heure actuelle. En suisse, après Zurich, c’est aux autres cantons de se mobiliser et d’organiser une grève étudiante le vendredi 18 janvier. Cette manifestation pacifique et médiatisée a pour objectif de dénoncer une fois de plus l’inaction des politiques face à l’urgence climatique.
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Lors de la COP24, la jeune étudiante suédoise Greta Thunberg lançait un appel à la mobilisation étudiante en faveur du climat. Le mouvement a déjà pris forme en Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne et la mobilisation s’étend dans le monde entier à l’heure actuelle. En suisse, après Zurich, c’est aux autres cantons de se mobiliser et d’organiser une grève étudiante le vendredi 18 janvier 2019. Cette manifestation pacifique et médiatisée a pour objectif de dénoncer une fois de plus l’inaction des politiques face à l’urgence climatique.
  
 
== Quelle est l’heure et lieu de départ de la manifestation ? ==
 
== Quelle est l’heure et lieu de départ de la manifestation ? ==

Version actuelle datée du 26 juillet 2020 à 13:02

Bienvenue sur la FAQ (Frequently Asked Questions, Questions fréquemment posées) de la Grève du Climat!

Qu’est-ce que ce mouvement ?

Lors de la COP24, la jeune étudiante suédoise Greta Thunberg lançait un appel à la mobilisation étudiante en faveur du climat. Le mouvement a déjà pris forme en Belgique, au Royaume-Uni, en Allemagne et la mobilisation s’étend dans le monde entier à l’heure actuelle. En suisse, après Zurich, c’est aux autres cantons de se mobiliser et d’organiser une grève étudiante le vendredi 18 janvier 2019. Cette manifestation pacifique et médiatisée a pour objectif de dénoncer une fois de plus l’inaction des politiques face à l’urgence climatique.

Quelle est l’heure et lieu de départ de la manifestation ?

A voir sur l’événement Facebook de ton canton/ta ville

Serai-je sanctionné par mon établissement si je participe à la grève ?

Cela dépend de ton établissement. Prends contact avec ta/ton représentant·e afin d’en savoir plus sur les modalités. Des demandes d’amnistie des grévistes (ne pas retenir de sanctions à leur encontre) ont été faites dans la plupart des établissements, avec des réponses différentes.

Quelles sont les revendications du mouvement ?

Ci-dessous sont cités les 3 revendications de la Grève du Climat, pour en savoir plus consulter la page des revendications.

  1. Le gouvernement déclare l’état d’urgence climatique. La Suisse reconnaît la catastrophe climatique comme une crise qu’il faut surmonter. Elle prend des mesures concrètes en réaction à cette crise, et travaille à correctement en informer la population.
  2. La Suisse prend des mesures législatives et exécutives visant à atteindre un bilan net d’émissions de gaz à effet de serre liées à l’activité humaine nul en Suisse d’ici 2030, sans le développement et l’implémentation de technologies de compensation.
  3. Dans le cas où il serait impossible d’accéder à ces revendications dans le système actuel, un changement de système est nécessaire pour surmonter cette crise.

Ces revendications ne sont-elles pas trop vagues ? Pourquoi ne pas proposer quelque chose de plus concret aux politiques ?

Oui, ces revendications sont vagues. Néanmoins, elles fixent trois objectifs politiques clairs et réalisables si l’on s’en donne les moyens. Il y a moins d’un mois, le Conseil National a adopté une loi concernant les émissions de CO2 , malheureusement vidée de son sens et ne possédant aucuns objectifs chiffrés. Nos revendications, bien qu’un peu vagues, existent, à la différence des objectifs politiques actuels. Cela permet également de renvoyer la balle aux politiques. Ce n’est pas notre travail de savoir comment effectuer la transition. Nous sommes étudiant·e·s, nous savons lire les rapports du GIEC et de l’ONU qui hurlent à la mort depuis des dizaines d’années. Il est temps que la politique prenne la question en main, et décide elle-même des mesures à prendre pour accéder aux revendications. Si l’on prend du recul, ce n’est pas (pour prendre un exemple) une taxe sur le kérosène en soi que l’on souhaite. C’est d’atteindre notre objectif de Neutralité Carbone d’ici à 2030. Et nous estimerions – par exemple – que cela pourrait être une mesure que le gouvernement pourrait prendre en faveur de l’atteinte de cet objectif. Si le gouvernement atteint ces objectifs sans mettre en place de taxe carbone, tant mieux ! Exigeons du gouvernement donc qu’il agisse face à la crise climatique en atteignant ces objectifs de neutralité, mais en lui laissant le champ libre quant aux moyens de l’atteindre. Par ailleurs, cela permet de ne pas être critiquables sur ces revendications (« Non pas ça c’est pas ce qu’il faut faire, moi j’aurais plutôt fait [...] » etc.) et de rassembler le plus possible de personnes pour la préservation de la planète.

Nous ne sommes pas rémunéré·e·s, comment peut-on prétendre faire grève ?

Il est évident qu’il ne s’agit pas d’une grève au sens littéral du terme, mais plutôt d’un vaste regroupement étudiant. En effet, plus qu’une grève, il s’agit d’un mouvement dédié à l’urgence climatique, au sein duquel chacun·e aura l’occasion de s’exprimer, de débattre et de s’interroger quant à notre future rôle d’étudiant·e dans cette crise mondiale. Le parallèle avec les grèves des corps de métier se situe également dans le fait que nous cessons nos activités afin d’utiliser le temps normalement dédié au travail (de production ou de formation) afin de régler des problèmes urgents et importants.

Pourquoi faire grève et pas autre chose ?

Les étudiant·e·s, les jeunes de manière plus générale, forment l’avenir de la société. S’iels étudient, c’est dans l’optique d’avoir un avenir meilleur que le présent. Dès lors que l’avenir est condamné, à quoi cela sert d’étudier ? Les étudiant·e·s font grève pour protester contre l’avenir qui leur est promis. En faisant la grève, les étudiant·e·s sensibilisent la population à l’urgence climatique. Iels envoient aussi un message symbolique fort tant à la population qu’aux politiques qui, aujourd’hui, ont le pouvoir de décider de demain. Cela rend visible l’intérêt vif des jeunes pour la problématique climatique.

Au-delà de l’impact médiatique escompté par cette action, il s’agit d’évoluer dans les stratégies climatiques au vu de l’urgence de la situation et de la manifeste inefficacité des stratégies mises en place. Le temps des pétitions et des supplications est révolu. Le futur, c'est nous, c'est vous. Nous ne pourrons jamais tout expliquer à tout le monde. Nous devons prendre sur nous le fait que nous serons toujours confronté·e·s à l'incompréhension, au mépris et au venin d'une partie de la population pas sensibilisée, mal informée, qui s'en fout etc. C'est le cas de tous les mouvements (Black Lives Matter, le mouvement végane, les antifa, Droit de rester pour tou·te·s, les écologistes, les mobilisations syndicales etc.), et c'est inévitable. Nous ne sommes pas là pour convaincre. Nous ne sommes pas là pour expliquer comment trier son PET. Nous ne sommes pas là pour sensibiliser. Tant d'autres l'ont déjà fait, et continuent de le faire. Nous sommes là pour faire. Faire la grève. Faire acte. Faire le monde, faire l'avenir. Le système est un vélo qui déraille, dont les passager·ère·s malades et désorientées supplient les conducteur·ice·s d'accélérer pour retrouver l'équilibre. Ne supplions plus, agissons. Tirons la sonnette d'alarme et les freins d'arrêt d'urgence. L'économie et la politique ne comprennent pas les doléances, les pétitions et les supplications mièvres. Ils ne comprennent que l'ordre établi, le sacrosaint statu quo, et le système marchand. Alors parlons leur langage, jouons sur le même tableau, et battons-les. Grève générale, manifestations, blocages, c'est le seul langage qu'iels comprennent.

Comment puis-je participer ?

Tu peux parler de la grève à tes proches et les inviter à la faire aussi. Tu peux partager la grève sur les réseaux sociaux. Tu peux proposer au groupe organisateur de ton collège des activités à faire dans ton établissement, lors des journées nationales de grève mais aussi en-dehors. Tu peux évidemment participer à la grève et aux manifestations du 18 janvier. Tu peux également rejoindre tous les groupes de travail qui t’intéresseraient (CM Facebook, Instagram, collaboration médias, site internet, traduction, organisation interne, coordination romande, coordination nationale, ateliers banderole, Legal Team, etc.) Nous rappelons aussi que tu n’es absolument pas forcé·e à participer au mouvement tout court ;)

Je suis encore à l’école obligatoire, est-ce que je peux quand même participer ?

Absolument ! Le mouvement ainsi que les manifestations sont ouvertes à toustes. Néanmoins, il est important de rappeler qu’il ne s’agit pas simplement d’une occasion de sécher les cours, et que nous comptons sur toustes les participant·e·s pour que la manifestation garde une image sérieuse.

Quant au risques encourus en termes de sanctions, cela dépend de ton établissement. Prends contact avec ta/ton représentant·e afin d’en savoir plus sur les modalités. Des demandes d’amnistie des grévistes (ne pas retenir de sanctions à leur encontre) ont été faites dans la plupart des établissements, avec des réponse différentes. Cela diffère aussi selon le niveau de formation (obligatoire, gymnase, université ou école supérieure)